Les artistes programmées dans ce parcours ont toutes convoqué un souvenir individuel afin d’en tirer la matière principale du récit qui vous est donné à voir et à entendre. Leurs expériences familiales et personnelles sont autant de traces intimes reliées à un universel, ou à une situation où le collectif entre en jeu.
Les grands-parents tiennent une place importante sur ce chemin : c’est une façon de comprendre d’où l’on vient et de forger sa propre identité (OMÂ ou les privilèges de la patate, Au fil du temps). Mais ce sont aussi des événements déclencheurs comme un drame familial (Sans faire de bruit) ou une rupture (La Fin) qui activent la mémoire autour de ce point de bascule. Ce qui s’est produit par le passé continue à impacter notre façon d’être au monde et dont on relationne la plupart du temps. Enfin, c’est parfois toute une vie qu’il faut explorer pour rendre compte de la richesse et des incidences qu’une enfance, une rencontre, une phrase entendue, ont eu sur qui l’on est devenue (Huitante). Nos souvenirs sont en réalité une présence active : ils se reconstruisent, se déforment et reviennent dialoguer avec le présent par fragments. Dans un geste, un objet ou un son.