Taille du texte

- +

Traversées intimes

Les artistes que vous rencontrerez sur cet itinéraire ont en commun d’avoir collecté, à leur manière, différentes traces tout au long de leur propre cheminement. Que cela soit des poèmes, des images, des sons, des récits ou certaines vibrations. Ils et elles ont tenté de relier l’intime à quelque chose de plus vaste.

Ces traversées peuvent être physiques, musicales, spirituelles ou politiques. Elles s’appréhendent pour chacun·e entre solitude et partage, errance et contemplation. À l’image d’Elaha, adolescente Afghane qui filme son propre exil (La vie devant elle) ou de Stéphane Blok qui arpente un quartier zurichois pour comprendre ce que nos choix passés racontent du monde actuel. Ailleurs, Walid Ben Selim remonte des siècles de poésie soufie, tandis que la clarinette de Yom nous mène à un endroit où le silence pourrait presque soigner.

Traverser une ville, une frontière, une langue ou encore des paysages – comme le suggère précisément la musique de Clément Grin à propos des travaux de Gustave Roud (en coplateau avec Marc Méan Fields) – n’est pas forcément une destination en soi. Ces voyages-là sont probablement le moyen de se transformer en chemin pour mieux habiter le monde.