Parfois, les meilleures idées ne viennent pas des artistes, ni des programmateur·rices, mais bien du public lui-même. Au détour d’un spectacle la saison passée, on nous glisse à l’oreille que l’association de ces trois musicien·nes en particulier serait vraiment formidable. Ni une, ni deux, contact est pris avec les trois : comme pour la réunion de cinq pianistes en 2025, L’Échandole joue les entremetteuses entre ces figures de la chanson vaudoise ! Albert, Marie et Sacha ont donc quartier libre pour créer un concert inédit qui verra se mélanger leurs chansons et leurs voix.
Création collective, distribution en cours
© Crédit photo : Louis Mana / Olivia Schenker / Alexia Linn



Il se présente généralement ainsi : « Albert Chinet voudrait être orthodontiste. Ses parents refusent catégoriquement ce plan de carrière et le poussent à jouer de la musique à volume élevé dans des pièces sans fenêtres. Ses hobbies comprennent le premier degré, le kayak en eau douce, et parler de lui à la 3ème personne. »
Mais nous dirions plutôt ça de lui : « Albert Chinet respire l’authenticité et très souvent le 2e degré. Mais à côté de cette profonde ironie, dans son petit monde bien à lui, on détecte soudain des émotions enfouies. Albert renouvelle la chanson française avec ses créations electro-pop. Il s’essaie aussi parfois en anglais. Peu importe la langue, chez lui, les messages passent entre les lignes. »
Marie Jay, c’est notre pote solaire tout droit sortie d’un teen movie. À 24 ans, elle s’impose dans le paysage de la nouvelle pop francophone comme figure porteuse d’un regard sans filtre imprégné de sa génération. Bougeant sur scène avec un flow instinctif, écrivant comme elle respire, la jeune femme se dévoile entre énergie et vulnérabilité, malice et lucidité. Une pop teintée d’electropop et de chanson intimiste, brutalement sincère.
Sacha Maffli, c’est le genre d’artiste qui a passé sa jeunesse à courir après les chansons. De la rue aux salles de concert, l’auteur-compositeur-interprète des Fils du Facteur a construit son parcours avec peu de moyens, mais une certitude tenace : la scène était sa place.
« Au sortir d’un concert, quelqu’un de l’audience est venu me dire : « Tu parles de toi dans tes textes, mais ça parle de tout le monde. » C’est le plus beau compliment que j’ai reçu et c’est comme ça que je définis ce que je fais. Je cherche les mots qui font se sentir moins seul, qui nous rapprochent les uns et les unes des autres. »